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Je n'apprécie que très peu la musique électronique et pas vraiment non plus les effets sur le chant mais malgré tout je suis totalement tombé sous le charme de ce jeune duo qui débute en 2016. Je les découvre grâce à la défunte mais néammoins excellente émission d'arte radio Le Mike et l'Enclume. Si vous ne connaissez pas et que vous vous intéressez au hip et hop et ses dérivés je n'ai qu'un mot à dire, foncez! Lors de cette émission les animateurs parlent d'un clip magnifique accompagné d'une sorte de musique électro planante et me voilà sur les traces de The Blaze!

 

Il serait malhonnête de dire que leur musique seule m'a plu. En fait c'est la combinaison incroyable de leurs clips vidéo conjuguée à la musique qui a fait que je n'ai pu me passer de l'écouter/les regarder sans cesse. Ce sont en effet de véritable petits films pour lesquels une courte présentation s'impose:

 

 

 Virile a été tourné dans un appartement d'une tour bruxelloise et nous présente deux jeunes hommes dansant, fumant, se chamaillant et partageant un moment de pure amitié. D'ailleurs n'est ce que cela? Peu importe serait-on tenté de répondre car leur sexualité ne concerne qu'eux et ne devrait à aucun moment être jugée. Interprêtez le comme vous le voudrez c'est sans doute un des buts de cette vidéo, mais de voir ces deux corps se rapprocher, se toucher, s'embrasser provoque quoi qu'il arrive une forte émotion qui me fait me dire que leur amitié (si c'est de cela qu'il s'agit et encore une fois si c'est de l'amour c'est tout aussi touchant) est magnifique, fusionnelle et remplie de tous les éléments que chacun devrait avoir dans sa vie.

 

Ils sont tout simplement beaux et c'est en cela aussi que ce morceau est magnifique. La petite phrase en introduction de cette vidéo "you call it madness, but I call it love" colle parfaitement à ce morceau. Elle est le titre d'une chanson de Nat King Cole que je vous invite d'ailleurs à écouter (des disques de cet artiste sont d'ailleurs aussi disponibles dans le Réseau Itinérances).

 

 

 Territory a lui été tourné en Algérie et là aussi on peut interpréter ce clip dans plusieurs directions différentes. Reste que c'est le retour au pays d'un jeune homme algérien qui retrouve sa famille et ses amis. Leurs retrouvailles sont teintées d'une émotion tellement forte qu'il en est presque impossible de ne pas frissonner en voyant les différentes émotions qui passent par la tête du personnage principal joué par un incroyable Dali Benssalah.

 

Les intéractions qu'il peut avoir avec sa mère, les membres de sa famille, ses proches sont toutes justes, filmées et interprétées avec toute la puissance et l'honnêté qui confère à ce morceau/vidéo une force imparable. Une totale réussite d'ailleurs récompensée du Grand Prix du Film Craft au Cannes Lions Festival.

 

 

Terminons ce petit tour d'horizon de The Blaze par le sublime Queens. Ici on assiste à l'enterrement d'une jeune femme de la communauté des gens du voyage. S'enchaînent alors des souvenirs de sa meilleure amie/soeur/amante, peu importe ou plutôt imaginez, de toute façon ces deux jeunes femmes semblent ne faire qu'un par le jeu des regards, les actes et leur complicité. Une fois de plus elles sont ensemble et représentent tout ce que l'on peut souhaiter avoir dans la vie, des proches, intimes ou non, avec qui une véritable fusion s'opère.

 

L'introduction avec l'enterrement ne fait que renforcer cela et il est proprement impossible de rester de marbre face à cette histoire qui s'arrête beaucoup trop tôt.

 

Dans cet album de The Blaze on trouvera donc la recette qui a fait la réussite de leur premier EP Territory, une musique planante, poétique, dansante qui donne envie de ressentir des choses fortes, profondes et non factices ou virtuelles. Et comme le disent très justement les deux membres de The Blaze "ce qui nous intéresse avant tout c'est la vie. L'amour, la jeunesse et la folie".

 

 

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