Visuel Le pas de la manu

En quelques mots : Dans les années 60, Jean travaille en tant qu’ajusteur à la Manufacture d’Armes de St-Etienne. Comme de nombreux collègues, lorsqu’il a terminé son travail sur le fusil MAS49, il pratique ce qui est communément appelé « la perruque » et construit le moteur du bateau avec lequel il rêve de partir naviguer.

L'auteur : Baptiste Deyrail est né en 1990 et vit à Saint-Etienne. Il a étudié aux Beaux Arts et obtient également le diplôme de l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image à Angoulême. Il travaille la gravure, l’illustration et la vidéo et agit aussi en tant que réalisateur et opérateur vidéo dans le cinéma et le théâtre.

Le contexte de la Manu : La Manufacture d’Armes de St-Etienne ou « MAS » est une usine emblématique de la ville. Elle a d’ailleurs été souvent confondue avec Manufrance, connue pour sa vente par correspondance et son catalogue. Au XVIIIe siècle, dans le centre ville un grand nombre d’artisans d’armes se réunissent progressivement et en 1780 cela prend le nom de Manufacture royale d’armes. En 1864 commence alors la construction de nouveaux bâtiments sur douze hectares, elle deviendra vite l’une des grandes fierté de la ville. La production suit les guerres qui s’enchaînent. Les baisses de demande par l’armée dans l’après-guerre provoquent son déclin progressif. Elle passe de 11.000 ouvriers en 1940 à moins de 2200 dans les années 80. Le développement inespéré du FAMAS dans les années 70 ne sera qu’éphémère, elle fermera définitivement ses portes en 2002.

 

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